Ce que le cercle chamanique a ouvert en moi — et ce qu’il pourrait ouvrir en vous
Voici un témoignage de Manuel – chef d’entreprise dans le négoce – à l’intention des dirigeantes et dirigeants qui sentent qu’au-delà du raisonnable, quelque chose d’autre les appelle.
“ Il y a des moments, dans une vie de dirigeant, où l’analyse ne suffit plus. Où les tableaux Excel, les conseils d’administration, les coachs classiques, les amis bienveillants, les nuits de réflexion — tout cela s’épuise sans rien dénouer. On tourne en rond. On sait que l’on est enfermé, sans savoir par quelle porte sortir.
C’est dans un de ces moments que j’ai sollicité, pour moi-même, un cercle chamanique.
Je vous écris aujourd’hui depuis l’autre côté de cette expérience. Non pour vous convaincre. Simplement pour témoigner — et pour ouvrir, si le cœur vous en dit, une porte que vous ignoriez peut-être.
Ce qui m’a conduite au cercle
Une épreuve longue, dans ma sphère intime, m’avait progressivement coupé de mon discernement. Je n’étais plus objectif. J’étais tendu, fusionné à la situation, incapable de prendre la hauteur dont j’avais pourtant besoin pour tenir ma place — auprès de mes proches, et auprès de moi-même.
Je connais bien ce que vit un dirigeant en pareil moment. Cet état où la pensée tourne en boucle. Où les conseils extérieurs glissent sans accrocher. Où l’on sent bien qu’il faudrait autre chose — sans savoir nommer ce que serait cette autre chose.
Le conseil chamanique a été cette autre chose.
Qu’est-ce qu’un cercle chamanique ?
Pour celles et ceux qui le découvrent, voici comment je le présenterais à un comité de direction.
Un cercle chamanique fonctionne, dans son architecture, comme un cercle de co-développement que beaucoup de dirigeants connaissent : un groupe se réunit autour d’une personne qui présente une problématique. Chacun, à sa manière, cherche à éclairer la situation depuis sa propre perception. Ce qui change radicalement, c’est la source où l’on va puiser l’éclairage.
Dans un cercle de co-développement, on mobilise l’intelligence cognitive et expérientielle des participants. Dans un cercle chamanique, on mobilise en plus une autre forme d’intelligence : celle qui se loge dans ce que certains appellent l’espace quantique, d’autres la conscience élargie, d’autres encore le champ du vivant. Peu importe le mot. Ce qui compte, c’est ce qui s’y passe.
Concrètement, chaque participant entre dans un état modifié de conscience — par le souffle, le tambour, l’intention — et entreprend ce que l’on appelle un voyage. Pendant une dizaine de minutes, en silence, il explore avec ses alliés (animaux, esprits, présences, symboles) l’invisible de la situation présentée. Puis chacun revient et restitue ce qu’il a vu, entendu, ressenti, compris.
Le cercle ne donne pas de solution magique. Il ouvre des perspectives. Il fait apparaître ce que nos yeux ouverts ne voyaient plus.
La générosité du cercle
Ce qui se passe lors d’un cercle chamanique emerge notamment de la générosite et du don.
Les personnes qui ont siégé pour moi ce jour-là, je ne les connaissais pour la plupart pas. Elles ne savaient rien de mon histoire avant que je la dépose au centre. Et pourtant, chacune a accepté de prendre une heure pleine — une heure de sa vie, de son attention, de son énergie — pour aller chercher des informations dans un espace où tout est relié, ce qui pouvait m’être utile.
Personne n’a essayé de couper la situation en quatre. Personne n’a posé de diagnostic. Personne ne s’est érigé en expert de ma vie. Au retour, chacune a partagé ce qu’elle avait reçu sans l’interpréter. Sans le commenter. Sans y plaquer son histoire ou ses théories. Juste : voilà ce qui m’a été donné pour toi.
Cette posture est puissante. Elle suppose une humilité que nos cultures professionnelles ont presque désapprise. Pas d’expertise affichée, pas de jugement, pas d’analyse péremptoire — un don simple, déposé devant moi, à charge pour moi d’en faire ce qui résonne.C’est, je crois, l’une des qualités les plus précieuses que le cercle peut enseigner aux dirigeants : l’art d’offrir sans posséder ce que l’on offre. L’art de transmettre ce que l’on a reçu sans le confisquer par son interprétation. L’art de faire confiance à l’autre pour qu’il fasse, de ce qu’on lui donne, ce qui est juste pour lui.
Imaginez un comité de direction qui saurait pratiquer cela ne serait-ce qu’une fois par trimestre . Imaginez ce que cela transformerait dans la qualité des décisions, dans la santé des équipes, dans la justesse des orientations.
Les principes que tout dirigeant gagnerait à expérimenter
Ce que j’ai vécu m’a permis de formuler trois principes qui, pourraient avoir leur place dans la culture du leadership contemporain.
Premier principe : il existe une intelligence du vivant qui dépasse la nôtre. Les arbres communiquent par leurs racines. Les bancs de poissons décident sans chef. Les murmurations d’étourneaux dessinent des stratégies que nul cerveau individuel n’aurait pu concevoir. Pourquoi le dirigeant moderne, en quête désespérée d’innovation et de discernement, continuerait-il à se priver de ces alliances ?
Deuxième principe : ce n’est pas en intensifiant l’effort que l’on dénoue ce qui est noué. Une leçon que j’ai reçue lors de ce conseil était d’accepter de ne rien faire, laisser l’énergie agir, activer ma foi intérieure. je le savais mais avait besoin de l’entendre, de le ressentir, de le recevoir pour l’acter et le vivre pleinement.
Pour un dirigeant nourri de volonté et d’action, je sais combien c’est difficile. Etre accompagné de pairs à cet endroit là est précieux, nécessaire, salutaire.
Troisième principe : le symbole est une voie de connaissance. Lors de mon voyage, ce qui m’a été restitué l’a été par images, par animaux, par scènes. Les informations sont symboliques. Un courant de rivière. Une danse à deux. Un ancrage entre terre et ciel. Le cerveau rationnel sourit d’abord — puis quelque chose, en dessous, se met à comprendre, à vibrer. Plus profondément que n’importe quelle slide. Cela parlait à mon coeur, à mon coeur. Je suis sortie différente. ancrée. alignée.
Ce que j’ai reçu — et ce que cela peut éclairer pour vous
Je ne vous livrerai pas l’intégralité des messages reçus ce jour-là. Certains touchaient à mon intimité la plus profonde. Mais je peux partager ceux qui parlent à toute personne en responsabilité.
On m’a invité à prendre de la hauteur, à regarder au-delà du visible, à faire confiance aux ressentis profonds. Combien de décisions stratégiques se prennent aujourd’hui sans cette hauteur ?
On m’a invité à sortir, marcher, respirer seule. À me désolidariser temporairement de la situation pour mieux y revenir. Combien sommes-nous, dirigeants à oublier que notre lucidité dépend de notre capacité à se distancier de nos ce qui dépend de nous ?
On m’a invité à traverser une rivière — symbole du passage, de l’engagement à aller vers l’autre rive sans savoir précisément ce qui s’y trouve. N’est-ce pas, au fond, la définition même de toute transformation d’entreprise ?
On m’a invité à développer mon courage. Pas la bravoure spectaculaire — le courage tranquille, intérieur, celui qui consiste à rester en lien avec ce qui compte vraiment quand tout pousse à se durcir.
J’ai expérimenté la solidarité de pairs qui sont allés chercher des informations pour moi auprès d’un espace elargi de conscience sans autre but que de donner, de transmettre un message pour moi sans y mettre d’eux mêmes.
Au delà des informations, l’effet est energétique sur mon corps, mon coeur. J’ai fait l’expérience de la reliance. Merci. ”
Merci.
Merci à Manuel pour ce partage.
Merci à Aurélie, Anne-Sophie, Christophe, Chrystelle, Emmanuelle, Joséphine, Nicole à ce conseil, le mardi 28 avril 2026 de 12h15 à 13h15.
Après des années de coaching auprès de dirigeants, je constate que les outils dont nous disposons ne sont parfois plus à la hauteur des défis auxquels nous faisons face. La complexité, l’incertitude, la vitesse du monde demandent autre chose que ce que la rationalité seule peut livrer.
Avec Coaching Subtil®, nous apprenons à dialoguer avec d’autres intelligences. Celles-ci ont le désir de collaborer avec nous au service du vivant, à nous partager une connaissance d’un réel plus vaste. La solitude du dirigeante n’est plus du tout la même. Car intégrer que tout est relié est une connaissance de l’ordre de l’expérience.
Le coaching subtil n’est pas réservé à une élite spirituelle : il s’adresse à toute personne en responsabilité qui pressent qu’au-delà du raisonnable, une autre intelligence est disponible — et qu’il est possible d’apprendre à la rencontrer.
